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La Directrice générale était à Melun ce mercredi 5 juin afin de rencontrer les services comptables de Melun (la trésorerie hospitalière en vue d’une convention avec le groupement hospitalier du territoire et le service de gestion comptable (SGC)).
A l’issue de cette rencontre, les organisations syndicales départementales(OS) ont été conviées par la Ddfip de Seine-et-Marne à « un temps d’échanges » avec la Directrice Générale (DG) de 15h45 à 16h15 précisément.
Le cadre de cette entrevue avait été donné en préambule : elle a remercié les représentants du personnel 77 pour leur présence (présence de Solidaires, CFDT et CGT) ; elle n’avait pas beaucoup de temps à leur consacrer ; elle aura une autre occasion de les rencontrer : l’importance est donnée au dialogue social en local ; à l’issue de l’entrevue, une visite des locaux du futur Flex-Office (nouvel espace de travail -NET-) était prévue….
Elle était donc pressée ! Elle a quand même écouté les OS en jetant à plusieurs reprises un coup d’œil rapide à son téléphone ou en conversant discrètement avec la Ddfip 77 !
Le Timing a donc été respecté : les OS ont présenté leurs propos liminaires et la DG a apporté avec une surprenante vitesse d’élocution, une réponse aux points soulevés par ces dernières !
Pour sa part, la CGT a indiqué être attachée au dialogue social. Cependant, informer et inviter les OS d’une proposition d’entrevue la veille pour le lendemain, un mercredi de surcroît, - jour de temps partiel pour un certain nombre de collègues - à la veille de la fin de la campagne d’impôt sur le revenu, -veille d’une assemblée générale de la mutuelle (donc absence dans les services), peut poser des problèmes d’organisation pour se libérer.
La CGT a rappelé la situation des services post NRP et ses conséquences désastreuses.
Elle a indiqué que les agents de la Ddifp 77 souhaitent une stabilité dans leurs missions et dans l’exercice des missions. Ils demandent l’arrêt des réformes, des restructurations et des nouvelles organisations du travail. La CGT a souligné que la mise en place du Flex-office n’émane pas d’une demande des agents ; celle du SDIF soulève des inquiétudes de la part des agents concernés par cette restructuration. La démotivation des agents est marquante, comme le démontrent les résultats de l’observatoire interne. L’épuisement est réel.
Pour la CGT, les suppressions d’emplois dans le 77 doivent cesser ainsi que la délocalisation qui vide les SIE, les SPFE. Elle a en outre revendiqué le maintien des antennes et des accueils de proximité bien au-delà de 2026.
Concernant la rémunération des agents, qui est aussi un point signalé dans les résultats de
l’observatoire interne, la CGT a déploré le refus du ministre de la Fonction Publique d’augmenter le
point d’indice pour l’ensemble des fonctionnaires.
Elle a ainsi rappelé ses revendications, soit une revalorisation immédiate du point d’indice de 10 %. Elle a ajouté que la revalorisation indemnitaire récemment signée (revalorisation de 10 points ACF, 6 en 2024 et 4 en 2025) n’était pas suffisante au regard des attentes des agents en matière d’augmentation de la rémunération.
La CGT a par ailleurs formulé son rejet du projet de loi Guérini dit « pour l’efficacité de la fonction publique » qui n’est autre que la destruction pure et simple du statut des fonctionnaires.
Concernant la semaine en 4 jours, qui sera une nouvelle organisation du travail, la CGT a exprimé son inquiétude quant à son expérimentation qui prendrait effet en septembre, alors que le cadrage n’est pas encore défini. Les collègues se posent des questions.
Pour la CGT, cette modalité ne doit pas avoir de conséquences sur la santé des personnels , leur vie professionnelle et personnelle.
Pour conclure, la CGT a demandé quels seront les impacts pour la Ddfip 77 sur les réductions budgétaires annoncées par le ministre M Le Maire.
Les réponses de la DG :
– elle n’a pas souhaité aborder les points discutés à d’autres niveaux : l’augmentation du point d’indice, par exemple. Elle a toutefois souligné que la revalorisation indemnitaire à la DGFIP était significative au regard du contexte budgétaire actuel ;
– concernant le projet de loi Fonction Publique, elle a indiqué que la rémunération au mérite pouvait être appréhendée de manière collective. Elle n’a pas approfondi sur les deux autres aspects du projet de loi : licenciement pour insuffisance professionnelle et la suppression des catégories ABC ;
– elle comprend le point de vue des OS au sujet du NRP et « l’interprétation » qu’en font les agents « mais la priorité ce sont les usagers » !!
– elle a convenu que « la stabilité » évoquée par les agents ressort de l’observatoire interne.
Cependant, il n’y aura « pas de pause dans les réformes » car le rôle de la DGFIP est « d’être au service de l’humain » !!
A ce titre, Mme Roux-Trescases la ddfip 77 a conforté ses propos en rappelant la satisfactionnotable des usagers à l’égard de la DGFIP ;
– elle a utilisé des termes qui frôlent les besoins de performance : « adaptabilité » des services , « mieux professionnaliser les métiers, « faire mieux, être meilleur » « faire profiter les autres de notre expertise »…
– la semaine en 4 jours, selon elle, répond à une attente des agents. L’expérimentation n’est pasobligatoire, elle reposera sur la base du volontariat et l’engagement des services, et bien sûr, sur son caractère réversible.
– réductions budgétaires : elle n’a pas eu de demandes particulières sur ce point.
« Le temps d’échanges » étant clos, Mme la Directrice Générale est partie aussi rapidement que son débit de parole, laissant les OS comme deux ronds de flan, sans répondre aux revendications de la CGT et des autres représentants du
personnel présents.
PIRE ! Ses propos « il n’y aura pas de pause dans les réformes » sont une véritable provocation et laisseraient entendre qu’un nouveau train de « réformes » se mettrait en marche !
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Article publié le 19 juillet 2024.